Technique de jardinage
samedi 10 juillet 2010, par
Tailler ou ne pas tailler ? Une question souvent posée pour les palmiers. On peut faire une réponse à la normande : c’est comme vous voulez !
En effet, la taille d’un palmier relève souvent d’un choix purement esthétique, donc personnel.
Il y a obligation dans un cas au moins, celui des rues et des parcs municipaux. La taille permet d’y supprimer préventivement les feuilles sèches, qui peuvent tomber sous l’effet du vent ou tout naturellement au bout de quelques mois.
Une palme peut peser très lourd, elle est souvent munie d’épines coriaces. Le danger est donc bien réel.
Dans son jardin, cette précaution n’est pas toujours nécessaire, si les passages sous l’arbre sont rares.
Une taille importante est souvent affaire de spécialistes, ne serait-ce qu’en raison de la hauteur du palmier, du poids des palmes à manipuler, du matériel nécessaire pour éviter d’abîmer la plante.
Si vous faites la taille vous-même, en dehors du respect de ces quelques principes, l’observation et l’expérience personnelle sont très importantes pour éviter les erreurs.
Chaque arbre est unique. Il vit dans son environnement propre. Il faut donc quelquefois adapter ses actions de jardinage à chaque cas particulier.
Epoque de taille : En été, pendant les périodes chaudes. Une taille trop tardive peut être dangereuse, car elle rend le palmier plus sensible au froid.
Taille trop sévère : A éviter, toujours pour cette raison de sensibilité plus grande au froid si le palmier n’a pas le temps de refaire assez de nouvelles feuilles.
Jeunes Phoenix canariensis issus de semis naturels, fortement taillés :
De plus, suite à une suppression excessive de feuilles vertes, le palmier est affaibli, ce qui peut ralentir sa croissance, et le rendre plus sensible aux parasites.
Taille en marguerite : Elle consiste à éliminer beaucoup de palmes encore vertes à la base de la touffe de feuilles. A réserver pour les zones douces.
Taille en ananas : Elle est pratiquée dans des zones plus froides. On laisse sous les feuilles terminales la base des palmes coupées, ce qui forme comme un "ananas". Ceci permet une meilleure protection du bourgeon terminal qui, seul, assure la croissance du palmier.
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La non taille : Un palmier non taillé est très beau aussi. Dans la nature, certaines espèces gardent longtemps leurs feuilles sèches pendantes le long du tronc. Ceci forme une "jupe" très élégante, qui donne un aspect plus naturel et joue un rôle protecteur non négligeable.
D’autres palmiers laissent tomber naturellement leurs palmes et offrent un tronc lisse sans avoir à intervenir, comme le magnifique Jubaea chilensis.
Nettoyage du tronc
Certains apprécient des troncs parfaitement nettoyés, lisses. Il faut bien maîtriser la technique dans ce cas là, et utiliser des outils adaptés.
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Un tronc qui garde les cicatrices foliaires sert quelquefois de refuge à des petites plantes, semées là à la faveur du vent ou des oiseaux. Cela donne des petits jardins suspendus inattendus et pleins de charme.
En savoir plus
Association Fous de Palmiers. Pour tout savoir sur cette fabuleuse famille de plantes.
Palmiers du monde. Botanique, photos, sites.
France Palmier. Descriptions et conseils des palmiers les plus résistants.